Carnet de route

Les Aravis

Le 05/09/2014 par Bernard DUJOUX

Nous sommes 21 cafistes, amateurs de reblochon et tomme de Savoie pour clore le mois de juillet à Saint Nicolas La Chapelle dans Les Aravis.

Samedi 26 : Dès notre arrivée, nous pouvons prendre possession des lieux au chalet « La Source « et pique-niquer sur place. Pour nous mettre en jambe, Binou et Marcel nous proposent un petit sommet au TREU non loin du chalet. Le ciel alterne entre éclaircies et nuages et deux coups de tonnerre nous dissuadent de continuer alors que nous sommes sur les crêtes tout près du but. Retour par le même chemin et le ciel devient à nouveau clément, nous en profitons pour cueillir des champignons que notre ami Robert a repérés lors de la montée. La ballade se poursuit  au milieu des vaches et nous arrivons tôt aux voitures. Le bar sur le parking est bienvenu et nous nous retrouvons rapidement en selle ou assis sur des peaux de vaches pour compenser nos pertes hydriques. Ce soir, Anne arrose sa fête, alors à l’apéritif, nous lampons….

Dimanche 27 : Pour le groupe à Binou, ce sera LE GRAND CROISSE BAULET. La montée se fait à la fraiche, mais le sentier est boueux et glissant. Petite pause au col, Robert n’est pas là, aurait’ il déclaré forfait ?, nous continuons dans la pente qui se redresse, les marches sont hautes et le MONT BLANC fait une très brève apparition pour nous encourager. Au sommet le paysage se dévoile au bon vouloir des nuages. La montée, ça creuse, la pause casse-croûte est donc bienvenue malgré le brouillard qui nous enveloppe et oh surprise notre ami Robert arrive juste avant d’avoir fini notre petit remontant qui s’accommode bien avec le fromage. Pas de sieste, nous descendons sur le col de l’AVENAZ pour enchainer dans la foulée le petit CROISSE BAULET. Etant largement dans les temps, Binou nous propose de farnienter face au MONT BLANC qui refuse toujours à se dévoiler dans son intégralité, nous rentrons donc un peu frustré par le col de Jaillet. Nana et Marcel se contenteront d’un aller et retour au col, accompagnés jusqu’à mi-chemin par Agnès et Jean.

Lundi 28 : Au programme, LE CHRISTOME et la TETE DU TORRAZ. Petit échauffement sur un bout de chemin bien gras et montée à travers bois. LE CHRISTOME est situé au terminal d’un télésiège à l’arrêt, qu’à cela ne tienne nous poursuivons avec l’espoir de profiter du paysage au sommet, et bien non !, ce n’est pas pour aujourd’hui, conséquence du manque d’ardeur du soleil, Binou y a laissé sa casquette. Nous suivons la ligne de crêtes pour arriver à LA TETE DU TORRAZ situé lui aussi à l’arrivée d’un télésiège mais avec des tables de pique-nique que nous investissons avec plaisir en surveillant d’un œil les nuages qui se montrent menaçants. Un petit café à la terrasse d’un chalet refuge à la ferme avant de rentrer n’est pas pour nous déplaire d’autant que l’accueil et les prix sont sympa avec l’ambiance terroir en prime. Le groupe de Marcel va randonner sur l’autre versant de l’Arrondine, vers la Croix Cartier qui domine La Giettaz.

Mardi 29 : Suite aux prévisions météo très pessimistes, Binou et Marcel nous proposent d’aller visiter une des plus belles chapelles de style baroque de la région à SAINT NICOLAS DE VEROCE. MEGEVE étant sur notre route, nous en profitons pour visiter la station tout en y faisant uniquement du lèche- vitrines….. Nous arrivons vers 11 heures à Saint Nicolas et quelques gouttes de pluie nous poussent à l’intérieur de l’église qui n’a gardée de son mobilier d’origine que les autels et retables baroques. La pluie se densifie à notre sortie, bonne raison pour aller déjeuner à l’abri. Bref instant de panique de la restauratrice chez qui nous débarquons à 20 sans réservation, nous la rassurons car nous ne sommes pas du tout pressés d’autant plus qu’il tombe à présent des cordes. Après le repas, retour à FLUMET pour visiter le moulin du TIENNE bien encaissé au bord de l’ARLY. Ce moulin fait l’objet d’une rénovation par une association qui a à cœur d’honorer la mémoire du TIENNE, dernier meunier très imaginatif et ingénieux a y avoir exercé jusqu’en 1975.

Mercredi 30 : Objectif, LE MONT DE VORES pour le groupe à Binou. Après avoir amené une voiture au point d’arrivée, nous voilà au départ des GRABILLES plein d’espoir. La montée se fait à travers bois en passant par moment sous un télésiège dont les passagers prennent plaisir à nous narguer gentiment. Une belle éclaircie se profile, peut être auront nous plus de chance aujourd’hui, nous passons devant le refuge du PETIT TETRAZ ou s’affaire les gardiens sur la terrasse, c’est bon signe…. Une petite grimpette et nous voilà au CRET DU MIDI, pas question d’avoir de la vue sur les sommets, seules quelques trouées à travers les nuages nous laissent deviner un fond de vallée ensoleillé. Nous poursuivons parmi les vaches au BAN ROUGE ou des tables de pique-nique sont prêtes à nous accueillir, malheureusement la vue y est désespérément nulle et la fraicheur n’incite pas à s’attarder. La motivation n’est pas au rendez-vous, Binou nous propose de court-circuiter le mont pour nous rendre vers un chalet d’alpage ou nous pourrons peut être casser la croûte. Le chalet abrite une vaste écurie grande ouverte dont les occupants sont dans les alpages. Nous prenons possession des lieux avec la conviction que les bergers n’auraient certainement pas refusé l’hospitalité à un troupeau à deux pattes en perdition. Nous nous installons tant bien que mal sous cet abri peu conventionnel sans oublier de savourer la bouteille gentiment offerte par Anne dont le terroir du sud-ouest associé au terroir local ne sont pas sans conséquence sur le ressenti final. Nous repartons dans le brouillard, il n’y a plu qu’à se laisser aller dans la descente. Petite inquiétude à l’arrivée, la voiture n’est pas là !!, le balisage n’est pas au top, heureusement notre guide remet tout en ordre. Encore une rando qui doit être super…mais sous le soleil. Le groupe à Marcel monte au dessus du col des Saisies pour une promenade en crête (sans aucune vue !!!) sous de petites averses. Retour au gîte vers 13h !!!

Jeudi 31 : Aujourd’hui, ce ne sera pas LA MIAZ mais la GOUILLE DES FOURS moins risquée suite aux intempéries qui ont rendues le massif dangereux. Journée similaire aux autres malgré une météo optimiste. Au départ du PLAN, il fait lourd, l’air est saturé d’humidité. Nous cheminons le long d’un torrent rafraichissant avant d’aborder un sentier bien pentu et boueux comme on aime…Heureusement, nous débouchons dans les alpages bien ensoleillés mais point de vue sur les sommets. Après les chalets de PETETRUY, nous attaquons le COL DE NIARD cerné par les nuages. Sans grande conviction, nous poursuivons en direction du COL DE PORTETTE que nous atteignons vers midi. Pause casse-croûte au milieu de blocs rocheux qui font d’excellents sièges, alternance de nuages et d’éclaircies sont également au menu. Face à la persistance du mauvais temps, l’expression circuler, il n’y a rien à voir est de mise, donc retour à la case départ. Pour l’autre groupe, montée à Notre Dame des Alpages qui domine la vallée de La Giettaz, avec sur ce versant de belles éclaircies et des vues partielles sur le massif du Mont Blanc. Ce soir, petit apéritif pour remercier nos guides, encore une occasion de lamper…..

Vendredi 1er : Retour à ROANNE , le cœur n’est pas à la randonnée, nous endossons le costume de touriste au COL  DES ARAVIS avant d’aller faire le plein de fromages vers le COL DE LA CROIX FRY en hommage aux belles abondances qui nous ont bien savonnées les sentiers. Bel instant de convivialité pour clore le séjour au bord du lac d’AIGUEBELETTE ou cuisses de grenouilles et filets de perches ont ravis nos papilles.

Merci à Binou et MARCEL qui ont bien navigué au milieu des dépressions avec en prime un hébergement sympa ou les journées se terminaient chaleureusement autour d’une bonne table.                    

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