Carnet de route

Multiactivités 2_3 juillet 2016 spéléo

Le 02/07/2016 par Maingue Gaëlle

Spéléo / Week-end multi-activités CAF Roanne / 2 et 3 juillet 2016

Le rendez-vous était donné samedi matin au gîte à Vassieux en Vercors, où je rejoins depuis Grenoble le convoi roannais... enfin, presque tout le convoi, un véhicule s'étant égaré dans le Diois après avoir récupéré notre Christian à domicile !  Avaient-ils des envies de Clairette inavouées ? Une fois les brebis égarées retrouvées, le troupeau se sépare en 3 suivant les activités choisies : randonnée, via ferrata ou spéléo. Pour les grotteux néophytes et expérimentés, nous partons en direction de Font d'Urle, avec l'objectif de la Grotte du Berger, que nous ne connaissons pas encore. À l'arrivée sur le plateau, le paysage est étonnant ; c'est à la fois austère et hors du temps par ici, avec une harde de chevaux qui nous surveille du haut de sa colline. Un léger brouillard est accroché aux reliefs au-dessus de nos têtes, ambiance typique vertaco, été comme hiver ! Une fois tout le monde équipé, c'est-à-dire après avoir endossé bleus de travail ou combinaisons spéléo, chaussé nos bottes en plastique et coiffé nos casques de lumière, nous prenons le chemin qui monte tranquillement en direction de l'extrémité du plateau, vers la Porte d'Urle (qui permet de redescendre vers St Julien en Quint par les sentiers de randonnée). Pour une fois on a de sacrés repères qui surpassent tous les cairns de Michel : 2 énormes pylônes au pied desquels on se faufile avant de basculer vers le vide : il faut désormais trouver une petite sente qui longe le pied des falaises qui mène à l'entrée de la grotte... Nous cherchons un peu et trouvons rapidement la sente, on a la confirmation que l'on est sur la bonne route quand on trouve les quelques câbles qui sécurisent un passage pas franchement plus exposé que les autres (après nos récents exploits de la Vire de Mayaguar ici c'est de la rigolade !!), et nous finissons par arriver à la fameuse entrée d'environ 1,50X0,80m, joli trou à la base de la falaise. Petit coup d'œil entre deux nuages sur la vallée en contrebas, par beau temps la vue doit être magnifique d'ici, jusqu'à l'extrémité du Vercors qui plonge dans le Diois. Nous nous engouffrons joyeusement dans la grotte à la suite de Fab, en alternant "découvrant" et "guidant"... Nous arrivons assez rapidement à la petite piscine que l'on est censés vider avec des seaux à disposition (nous avions bien omis de mentionner qu'il y aurait un pédiluve à nos invités du jour, désolés pour Séverine qui n'avait que des chaussures de rando !). Qu'à cela ne tienne, nous traversons la mare sans écoper, l'eau ne remplit les bottes que si on se baisse trop... enfin, il faut bien se contorsionner un peu, car le plafond descend vers la fin ! Sortie de la bassine par une marche un peu haute, et nous voilà hors d'affaires, pour ce qui concerne la partie aquatique en tous cas ! Ensuite, au malheur des grands, nous passons quelques toboggans et passages resserrés, étroitures pas franchement critiques mais pas super confortables pour autant ! Enfin, la gravité aidant, tout le monde glisse jusqu'à atteindre la grande galerie, on verra bien au retour comment ça passe en remontant ! Nous crapahutons désormais dans une galerie aux volumes généreux au sol constitué d'une succession d'éboulis de gros blocs, que nous montons et descendons, remontons et redescendons, etc... cela permet de shunter un P12 ; au passage, nous observons plusieurs belles cheminées qui remontent au-dessus de nos têtes (c'est peut-être en explo, il y a des cordes en place  avec une successions de spits caractéristiques de l'escalade en artif). Après une nouvelle étroiture pas trop méchante, un toboggan nous amène au petit actif qui circule au fond de la grotte par un joli méandre confortable. Nous marchons dans le lit de la rivière qui a la décence de ne pas passer par-dessus bottes, impeccable ! Les parois grises sont joliment sculptées par l'eau et l'on entend le bruit de la cascade qui se rapproche... Petite émotion quand il faut passer au-dessus du trou de la fameuse cascade, mais c'est notre cerveau irrationnel qui prend le dessus, car personne ne peut tomber dans le trou qui n'est pas si large en fait ! Les dimensions de la galerie s'amenuisent, nous pataugeons dans du mondmilch qui recouvre également murs et plafond ; on se baisse, on s'accroupit, on rampe : ça y est, terminus, le boyau s'arrête ici ! Demi-tour généralisé pour retourner vers la sortie ; la remontée se passera finalement sans encombres, les grandes jambes se plient correctement dans les étroitures et les toboggans se remontent en reptations tranquilles ! Michel a bien failli finir le bec dans l'eau dans la bassine près de l'entrée, mais non, cascade contrôlée (des années d'expériences et glissades maîtrisées). À la sortie, le ciel se dégage un moment, nous savourons le soleil qui réchauffe les pieds humides et retrouvons sans problème le parking. 
Équipe du jour 1 : Martine, Nadine, Ludo, Monique, Séverine, Fab, Christian, Lysiane, Michel, Isa, Bruno, Franck, Galou Rien de tel que le généreux gratin de ravioles le soir au gîte pour recharger les batteries ! J'en profite pour feuilleter assidûment le classeur bible de Michel ; demain, ce sera grotte Favot au programme ! 
Dimanche matin, le soleil brille, beaucoup moins de succès pour la spéléo, seul Dominique vient explorer de nouveaux horizons ! Nous partons pour la grotte Favot en direction de Rencurel, le parking est à 300m du pont de la Goule Noire, charmant !
Comme à notre habitude, on envoie quelques éclaireurs vérifier si l'entrée de la grotte est bien là avant de tous s'équiper, pas de souci, la topo dit "accès 5 minutes" ... ce que nous n'avions pas lu, c'est qu'ils parlent de l'accès des voitures au  chemin ; en fait il y a 30 minutes de marche d'approche, droit dans le pentu au milieu de la forêt sur tapis de feuilles ! Mais pas de problème, on est large sur le timing ; nos 3 éclaireurs reviennent de leur échauffement matinal et nous confirment qu'on est au bon endroit. Tout le monde attaque la pente, et on arrive chaudement mais sûrement au magnifique porche d'entrée ; c'est grand, majestueux, rien que ça vaut le coup ! On laisse les kits avec le pique-nique ici et commencent les festivités par ce qu'on croyait être une étroiture large mais vraiment basse de plafond d'après la topo... Que nenni ! Il faut bien se baisser, marcher un peu à 4 pattes, mais rien de bien méchant ! Tiens, bizarre, on voit le jour au bout ! Et oui, on débouche en fait sur l'autre entrée ; on a shunté la vire qui ne présente aucun intérêt quand on considère le confort de ce passage ! À la sortie de notre boyau, on tourne la tête, et là, incroyable, nous sommes à l'entrée « du grand tunnel » ; un toboggan d'une centaine de mètres  environ. Il s'agit d'une grosse conduite forcée joliment façonnée tout du long. Est-ce nos estomacs qui parlent, avec Michel nous la renommons "la galerie du Kouglof" , il y a même comme une cerise sur le gâteau ! Telle une famille de canetons, nous avançons à petits pas dans la descente. Nos bottes en plastique n'étant pas réputées pour leur adhérence, les petits canards commencent à couiner un peu quand la pente se raidit : finalement Fab nous installe une corde et nous irons visiter la grotte à tour de rôle, car nous n'avons que 3 baudriers équipés pour 8 ! Apprentissage express du passage de fractio pour Dominique, et nous arrivons au pied du toboggan dans une grande salle chaotique d'où partent le réseau de la « Fosse aux Ours » (que nous n'irons pas visiter) et la suite du réseau principal. Je vais faire un tour dans la « Galerie des Sables », petit boyau rigolo, effectivement ensablé, mais je m'arrête à l'étroiture car, de toute façon, ça ressort là où arrive la galerie principale ! Nous descendons dans des éboulis de gros blocs menant à un petit lac. Il y a botte, mais on retrouve pour l'anecdote les blocs fidèlement topographiés qui permettent de traverser à sec si l'on est en sandales ! C'est plutôt joli comme endroit, quelques gours, des concrétions assez massives, mais la grotte n'est plus guère active, il manque donc un peu de luisance sur tout ça ! Nous nous dirigeons ensuite vers l'énooooorme coulée stalagmitique, dite "le Grand Dôme", qui surplombe le P40 qui ne se descend pas. Des marches taillées dans la coulée permettent de contourner l'obstacle, mais sans corde nous n'avons pas envie de risquer la glissade dans le grand trou, ce sera donc la fin de la visite pour aujourd'hui. Nous remontons et passons notre matériel à la deuxième fournée et pique-niquons pendant qu'ils explorent. La descente se fait sans glissades notoires, on garde en tête qu'il faut l'éviter par temps humide quand même ! Petite boisson locale à bulles en terrasse à St Julien (encore merci Dominique !) et nous reprenons la route dans nos carrosses respectifs ! Équipe du jour 2 : Dominique, Fab, Lysiane, Michel, Isa, Bruno, Franck, Galou        

                                                                                                                            Galou

Les photos sont collectives

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