Carnet de route

Aven de Noël avec l'A.R.S.P.A.N. ... et Gour en stage

Le 06/11/2016 par Michel DRUERE

Ce week-end d'octobre fut l'occasion d'une belle rencontre avec toute la famille A.R.S.P.A.N.

(association de recherche spéléologique et de protection de l'Aven de Noël) assortie d'un accueil chaleureux.

Annie Flahaut en gère l'accès toute l'année et offre aussi l'hébergement lors des rencontres de l' « assoce » sur laquelle elle nous avait bien documentés ; mais, là, nous avons enfin mis un visage sur le nom des personnes qui donnent depuis tant d'années à l'exploration et surtout à la protection de cette cavité qui -pas de mystère- a été découverte le … 25 décembre 1989 !

Le programme de ces deux jours est planifié par Michel Souverville, accompagné de son complice J.P. Cassou (l'expert des topographies en 3D et bien connu de certains d'entre nous pour ses participations aux rassemblements spéléos Caf).

 

Le samedi est consacré à la visite approfondie de la Galerie Principale enrichie des remarques pertinentes de Michel S. pour une meilleure compréhension des systèmes de diaclases perpendiculaires croisant l'axe de cheminement majeur, sur les différentes circulations de l'eau ayant contribué à la genèse des grands gours sur lesquels nous poserons désormais un regard différent.

Dans la galerie des Excentriques, nous avons -ce jour- la tâche de compléter le balisage, bien visible mais discret. Michel nous indique comment protéger tout en laissant un passage, le plus judicieux possible, pour les spéléos.

Nous poursuivons dans le méandre des Chauves-Souris où le squelette de l'une d'elles est toujours bien fossilisé sur sa banquette.

Michel et Jean-Pierre nous précèdent dans la remontée (A.G. oblige) ; avec Lysiane, nous suivons aussitôt (mais sans jamais les rattraper !) pour une longue, l..o..n..g..u..e « nage verticale » avec vision à 360°, plein vide sur un bon tiers. Faire la toupie avec un léger CO2 et notre état grippal n'arrangent rien ; il nous faudra deux petites heures pour remonter les 120 mètres, temps nécessaire il est vrai pour recenser et admirer encore chaque concrétion (on va le dire comme ça !).

Après avoir parcouru la Galerie Blanche avec ses fleurs de gypse et ses cristaux triangulaires, Audrey, Galou et Fab -avec galanterie- nous talonnent à petite distance et, tous, rejoignons la mairie de Bidon pour clore l'A.G. évidemment à l'heure de l'apéro, pour trinquer -entre autre- à l'intronisation des cinq roannais fraîchement élus « sympathisants » de l'A.R.S.P.A.N. (0 contre, 0 abstention ). Trop d'honneur mais ravis d'intégrer cette belle famille.

Un repas en commun à St-Remèze termine agréablement cette journée.

 

Dimanche, on prend les mêmes ; se joint à nous Raphaël Benini, pour une visite détaillée de la galerie intermédiaire ( - 37 m seulement, ouf !) hormis son riche concrétionnement, apparaissent en paroi et au sol, griffades et ossements d'ours (une chute?).

Nous continuons jusqu'à la trémie finale pour observer le squelette d’auroch qui, lui, n'a pas du accéder à la cavité par le même chemin que nous …

Au retour, Audrey s'active au prélèvement d'eau (à fin d'analyse) dans les gours rencontrés à mi-chemin ; résultat édifiant depuis : l'eau est impropre à la consommation, c'est sûr ; inutile de descendre le Pastis !

La cloche a sonné ; c'est le moment de songer au retour mais pas sans aller reconnaître la grotte des Chèvres, la grotte de la Trémie, dans laquelle les trois filles se sont faufilées, sans Fab ayant quitté son habit de lumière ; heureuse idée, vu la couleur de leur combine à la sortie.

Retour au parking par la « mangeoire » des vautours percnoptères, espèce très protégée.

 

Un week-end très instructif au cours duquel nous avons tous découvert quelque chose de nouveau.

Merci à nos hôtes ; nous reviendrons c'est promis, il y a encore à faire …

 

les anciens.

 

 

Et dans le même temps ...

 

Ste Juliette sur Viaur le 26 octobre 2016

 

Mon stage s'est terminé ce lundi soir.

Ça s'est bien passé, tout le monde était bien content d'avoir participé. Il y avait 20 stagiaires et 8 cadres (initiateurs,moniteurs et instructeurs).

Le samedi était consacré à la progression sur corde pour certains, pour d'autres, du perfectionnement à l'équipement et enfin pour les plus aguerris, c'était la mise ne pratique de la pose de spits pour réaliser des lignes de descente et main-courante.

Cela s'est déroulé sur une falaise avec une vue imprenable sur les gorges du Tarn !

Le dimanche et le lundi ont permis de mettre en pratique sous terre ce qui avait été vu en falaise.

7 équipes ont été formées permettant ainsi de n'avoir que 2 ou 3 stagiaires par cadre. D'où une proximité et une manipulation active de tous les stagiaires.

En plus, la météo était avec nous... quoi demander de plus au final !

Et bien sûr, je remets cela l'année prochaine... Ce sera sur le Larzac.

Mais pour l'heure, je dois faire mon compte rendu de stage et l'envoyer à l'EFS (école française de spéléologie). C'est la partie administrative la moins marrante mais nécessaire.

Pour ma part, j'encadrerai un stage initiateur de l'EFS en février à Méjanne le Clap.

A l'issue de cette semaine, je devrais normalement valider mon monitorat. Affaire à suivre.

 

Cyril

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