Carnet de route

Nouvelles d'Ardèche ...

Le 08/12/2016 par Gaëlle MAINGUE

Vendredi soir, arrivée nocturne au Clos des Lavandes à Saint Remèze. Après avoir visité le hameau pour quelqu’une, ne pas avoir visité la cour des propriétaires pour les autres, les clés sont sous le paillasson, c’est parfait, on retrouve avec plaisir ce gîte douillet ! Les propriétaires ont eu la délicate attention de nous mettre un petit coup de chauffage au sol, bien agréable vu que le thermomètre de la voiture flirte avec les -1° ce soir. Répartition dans les chambrées : celle qui tousse au salon, ceux qui ronflent dans une chambre, et les bouillottes dans le lit parental à strass ; nickel !

Samedi matin, le réveil sonne à 7h30, on décolle du gîte vers 9h00, (un bon timing de roannais !) et l’objectif du jour sera l'aven du Marteau (à côté de la Faucille, subtils spéléos …) Cette grotte est un peu mythique pour certain(e)s d’entre nous, avec tendres souvenirs de tractages « Renesques » dans la fameuse étroiture en V et autre sauvetage dans la boîte aux lettres. Pour ma part je ne connais pas, et je n’avais pas trop lu la topo avant de m’y engouffrer… C’est pas méga-large en réalité un marteau ! Audrey est à l’équipement de la première partie, le P12 pas très large et le P40 avec sa super dév où t’as les pieds au-dessus de la tête pour clipper. Cahin-caha, toute la troupe arrive dans la première grande salle, les gestes et bons réflexes reviennent vite pour Zoé, sous les yeux attentifs de ses camarades. On se regroupe, on crapahute un peu dans les petites alcôves concrétionnées avec petits gours au sol, disques et draperies au plafond, puis Fab prend le relais en tête et s’enfile dans un petit boyau au sol qui devrait mener à la fameuse boite aux lettres … Heu, c’est bien étroit comme il faut, mais y a un petit lac au sol, c’est normal ??? Personne ne déborde d’envie à l’idée de la baignade, on s’éparpille et on explore tous les trous trous qu’on trouve (et il y en a pas mal ) qui doivent être le bon chemin … Rien de bien concluant, mais je lève la tête et vois 2 spits à 1,50m au-dessus du boyau humide, avec une sorte de rampe d’accès en main-courante … Ce serait pas là-haut plutôt ?Effectivement, c’est fréquenté, et avec une petite contorsion on arrive à la tête d’un petit puits de 2/3 mètres qui renvoie…. à l’extrémité du boyau-lac, juste à l’entrée de la boite aux lettres, chic ! Fab se souvient qu’il faut envoyer les jambes à gauche, hop, virage, pliage, relevage, le courrier est parti ! Il faut maintenant équiper un départ de main courante dans la fameuse étroiture en V, c’est pas gagné ! Pendant ce temps là, je le suis et m’enquille dans l'excavation … Au début je fais la maline « bah, c’est ça votre boîte aux lettres, ça a pas l’air bien compliqué ! » et puis je ravale vite mes mots … Comme on m’a dit, je m’engage sur le flanc gauche, je balance les pieds à gauche, ça descend un peu, je plie, et finis par buter avec la botte au fond de la boîte, et le tibia qui ne plie pas dans le bon sens non plus … gnrfff, j’essaie de descendre encore un peu, mais y a pas, mes grandes gambettes ne passent pas ! C’est pas hyper confort non plus du côté de chez Fab, donc on ne s’acharne pas, car Audrey est en train d’équiper au-dessus de nous le boyau un peu plus large qui démarre en haut du petit puits de 2m, et qui rejoint la tête du P55 de la même manière. Un peu de bricole, (l’équipement c’est collaboratif), la main-courante est complète, tout le monde descend le grand puits et arrive dans les belles salles du fond. D’un côté, il y a deux salles qui s’enchaînent, c’est le côté « tas de boue » que j’explore, pas vilain mais pas incroyable non plus, tandis que de l’autre on passe sous un rideau de draperies avant de découvrir le joli lac, qui donne ma foi bien envie de se baigner dans ses eaux limpides ou plutôt de voguer sur ses flots avec feu Némo … Comme il doit être pas loin de 16h00 on pique-nique rapidement sur le sable sec de la salle au pied du puits, en appréciant la chaleur hivernale des grottes ardéchoises, et on se lance dans l’ opération « remontée ». L’espèce d’ « étroiture-plan-incliné-remontant » en haut du P55 donnera des coups de chauds à quelques unes (vas-y pousse je te prête mon épaule, put*** mon casque est trop gros il ne passe pas, etc, etc ...) mais tout le monde arrive à sortir, même Gudule, le crapaud qui aura fait une descente en vol libre et remontée en kit !! Retour au parking à la lumière de nos casques, on est pile dans le timing pour le passage de la voisine au gîte prévu vers 20h !

Ce soir au menu : l’indescriptible tourte aux pommes et confit de canard d’Estelle. On se régale, on se re-régale, on prend un peu de salade pour faire glisser le tout, mais c’est des ventres bien dodus qui retourneront sous terre demain ! Franc succès de la tourte, on s’en souviendra longtemps de celle-là ! (petit conseil culinaire : arroser la tourte au confit d’un petit Pécharmant, c’est gagnant !)

Dimanche matin, on retourne dans le même secteur, de l’autre côté de la colline, pour faire les Châtaigniers. On n’a qu’une topo recopiée à la main incomplète (sans description, avec fiche d’équipement d’environ 1975), mais Audrey y étant allée en 2006, se souvient vaguement de l’accès… C’était à prévoir, on va avoir là l’écriture d’un nouvel épisode très CAF de Roanne, cafouillage et bartassage de haut vol ! Arrivés sur le bon parking (dans la Kangoo on a réussi à ne pas voir le Pont d’Arc alors qu’on est passées à côté, c’est vous dire le niveau), tout le monde est confiant, on s’habille, on s’équipe, et on part à la recherche du trou. Dix minutes plus tard, après avoir monté droit dans le pentu sur la colline, le GPS d’Audrey indique qu’elle est à 50 mètres de la grotte, elle part en éclaireuse dans les broussailles, pendant que le reste de la troupe part visiter le haut de la butte on musarde gentiment en regardant le paysage … On attend, on attend ... la communication est perdue avec l’éclaireuse, le reste de la troupe se regroupe et redescend finalement au parking en désespoir de cause. S’ensuit un épisode où on se court après d’un sommet à l’autre de la colline ; si on ne se voit pas mais on s’entend parfois, notre propre écho nous répond, alors on trace à travers les broussailles pour explorer toutes les sentes à sangliers. On se retrouve finalement tous en bas, pour enfin partir, tous « groupir », en suivant le GPS, à l’opposé de notre intuition matinale, et ... oh victoire, trouver l’entrée de la grotte à 5 minutes du parking ! Il doit être pas loin de 11 heures, tout va bien, grosse sortie en perspective !

On entre dans la grotte par un petit ressaut de 3 mètres, suivi d’un plan incliné pas trop méchant. Déjà, si proches pourtant de la surface, on trouve quelques concrétions et petites chauves-souris endormies. On continue dans une galerie descendante, qui débouche dans un petit puits de quelques mètres… obstrué ! La suite n’est donc pas là, on cherche, on cherche, en fait il faut remonter une coulée de calcite un peu glissante sur la gauche pour continuer ! En attendant dans cette salle je fais une petite sieste, pendant que Fab et Audrey s’escriment à équiper et écoper juste au-dessus … Pas trop motivés, Bruno et moi remontons en surface, tandis que les autres progressent un peu plus loin jusqu’au P18. Mais par manque de matériel et de temps ce sera là le point final ; nous reviendrons maintenant qu’on connaît l’accès !

Retour au gîte, repas du dimanche succulent à base des restes de tourte et surplus des courses généreuses d’Estelle, un brin de ménage et chacun repart dans ses contrées. Rendez-vous la semaine prochaine pour une session lavage de cordes matinale et descente de Père Noël nocturne !

 La fine équipe :  Audrey, Estelle, Zoé, Bruno, Fabien ... et votre scribe Galou.

 







CLUB ALPIN FRANCAIS ROANNE ET SA REGION
1 AVENUE DE BEAUSÉJOUR
42300  ROANNE
Contactez-nous
Tél. 04 77 71 04 30
Permanences :
jeudi 20:00-22:00
Agenda