Carnet de route

Spéléo en Gard du Nord ... et première pour Cyril

Le 26/01/2017 par Estelle MAINGUE

Et voilà, encore un chouette week-end de spéléo !

Retrouvailles au gîte le vendredi soir pour Isa, Brynhild, Christian, Bruno et Fabien suivis de  près par la « triplette mainguette ».
On retrouve la Maison Carrée avec plaisir mais là, déception : plus de frigo ni vaisselle dans la cuisine !! Après que tout le monde ait bien grogné et tourné, on réalise qu'en fait il s'agit juste d'un épisode très "CAF de Roanne " et qu'il fallait juste trouver la super cuisine dans la nouvelle extension ...
Samedi debout 7h et en route dans un temps raisonnable pour l'Agas. On commence par un P37 puis Fabien se lance dans l'équipement du P80. Tous les puits étant très fractionnés on se suit. A une longueur du fond, petite fausse alerte au gaz, Fabien remonte et Galou finit d'équiper. Brynhild,  Christian, Bruno et moi la suivons pendant qu'Audrey équipe en double le P80 avec des plus grandes longueurs.
Pendant ce temps, Fabien et Isa s'exercent aux manips au pied du P37.
Tout le monde remonte vite sur les 2 cordes, pique nique partagé au pied du P37 et c'est la sortie après encore quelques exercices et sous le soleil s'il vous plaît !
Les crapauds devant trouver la température plus agréable sous terre il y avait, comme à la sortie précédente, un gros batracien au pied du premier puits. Audrey ayant prouvé ses qualités en « remontage d'amphibiens enkités » devait s'en charger dans la grimpée mais l'a oublié … Si quelqu'un repasse par l'Agas, pensez à lui !                                                               En bref, très belle cavité verticale, tout confort grâce à nos équipeurs où chacun a atteint ses objectifs.
Comme d'habitude bonne soirée conviviale pour reprendre des forces ; nous sommes rejoints par le chef. Pour réchauffer tout le monde, gratin de gnocchis au saumon et aux épinards avec un tout petit peu de crème… D'après Galou, « plat de gnocchis = franc succès, alors pensez juste à prévoir les grottes avec des étroitures le samedi pendant que je suis aux fourneaux !! »
Dimanche les garçons ne se sont pas réveillés et le chef ne s'est pas bougé, exprès pour voir si ses poulains géraient le lever en vue de l'initiateur ...
Direction le Camelié de bonne heure puisque tout était enkité depuis la veille au soir.
On découvre (ou redécouvre) l'immense margelle d'entrée en plein champ, si caractéristique. Audrey et Fabien équipent en double l'entrée, pendant que les « p'tits boulets » courent dehors pour se réchauffer. Ensuite, descente en binôme ; c'est sympa !
Après une petite escalade on arrive au P12, un peu de marche et nous voilà dans le petit boyau qui débouche sur la superbe et aérienne tête de puits du P22.
Un dernier petit P6 et tout le monde peut partir explorer la galerie de métro.
Arrêt au laminoir pour le pique nique et puis c'est la remontée. Grâce à nos initiateurs tout le monde arrive à bon port, même le haut du P22 ne nous arrête pas !
Chacun a bien mis à profit ce week-end : passages de fractios pour Brynhild, repousser ses limites pour les p'tits bras d'Isabelle et les miens, technique pour les autres et surtout préparation de l'initiateur pour Audrey et Fabien. On leur souhaite bon courage et tous les petits boulets qu'ils initient depuis si longtemps leur ont déjà décerné le titre « d'encadrant d'or »
Plus qu'une chose à dire, vivement le prochain week-end spéléo !

Estelle.
 

Explo aven Lacas du 14/01/2017

Pour cette séance très attendue, en aval du grand collecteur, nous étions 10 (Frédo, Maixent, Christian, Cyril, Eric, Hervé et 4 « petits nouveaux » dans les « pointes » du réseau : Pierrick Danguy Des Déserts, Alex Destruels, Vincent Conquet et Quentin Gayraud).

Comme il est tombé 15 cm de neige sur le Sauveterre, nous rejoignons le parking confortablement installés dans les 2 véhicules 4X4 (le spéléo s’embourgeoise !). Bref, nous rentrons vers 11h et les premiers arrivent dans la salle terminale vers 12h30. Le siphon -358 est devant nous et tout le monde se demande si nous allons pouvoir passer derrière : c’est la condition sine qua non pour enfin déboucher le magnum de champagne de Roger, posé là depuis 6 ans !

Le temps que toute l’équipe arrive, les premiers se mettent au travail (amélioration de l’équipement de l’E15, aménagement de la trémie, début de la topo et équipement du P8, terminus de l’explo du 17/12). Le top départ est donné pour descendre le puits mais en bas, on fait la grimace : nous pensons nous trouver dans un regard sur des zones siphonantes du collecteur. Point positif, nous sommes en aval du siphon -358 (la rivière arrive d’un laminoir aquatique) mais la rivière repart aussitôt dans un autre laminoir vraiment pas engageant et peut-être siphonnant… Il semblerait qu’il va falloir revenir avec les néops. Aussi, le plongeur de service propose de faire une reconnaissance, puis de remonter aussitôt. Et ainsi nous voyons Frédo s’engager et disparaître… Mais rapidement nous entendons sa voix « c’est grand derrière ! ».

Après un petit moment d’hésitation tout le monde se décide à se jeter à l’eau ! Le laminoir n’est pas si méchant que ça et on peut arriver à garder le haut du corps sec. Derrière, c’est inespéré, nous débouchons dans une galerie de 7x5. Au bout de 30 m, nous déchantons un peu, un nouveau boyau se présente, mais celui-ci est bref et peut se parcourir à quatre pattes. Derrière, ça repart de plus belle, 7 à 8 m de large et 4 à 5 m de haut. Une galerie fossile en hauteur a été parcourue sur 30 m et semble correspondre à un amont. En aval c’est splendide, un creusement de rêve ! Nous faisons 100 m comme cela jusqu’à un carrefour stratégique (carrefour de la Massue). Nous le réaliserons en fait, au retour, en explorant 150 m dans une galerie fossile qui a toutes les chances de correspondre à la voie vers la grotte de St Marcellin (arrêt sur rien de ce côté-là). L’actif s’enfile à droite dans une trémie que nous shuntons par un passage vertical entre blocs. La galerie est ensuite moins large sur une trentaine de mètres jusqu’à une belle cascade de 2 m (on entrevoit cependant un conduit supérieur plus large). Ensuite elle reprend de l’allure sur 60 m (5 m de large) et nous avançons à grand pas ! Nous débouchons sur une salle ébouleuse où nous devons chercher le chemin. Celui-ci est vite trouvé et nous retombons sur la rivière qui coule dans une haute fracture. Au bout de 30 m, ça se gâte un peu. En effet, après un virage à droite la fracture se resserre. Nous progressons encore d’une quinzaine de mètres et nous buttons sur un passage impénétrable, mais ponctuel. Cela semble s’élargir devant et le courant d’air est soufflant. Nous sommes là à env -385 (le terminus topo est à -380), soit à l’altitude 487 m.

Voilà, 500 m de belle première…Ce collecteur manquait au réseau, le voilà et ce n’est peut-être pas fini !

Nous avons fait une belle avancée vers le Mas de Lafon (250 m en ligne droite) soit ¼ de ce qui restait à parcourir.

La cerise sur le gâteau, c’est l’existence du réseau fossile. Il démarre à l’altitude 504 m qui correspond pile à l’altitude du terminus de la grotte de St Marcellin. Il n’a pas été topographié et la branche Est, représentée sur le report, est approximative. Il doit rester environ 300 m en ligne droite pour s’approcher de la grotte.

Le développement passe à 14300 m (dont 13965 m topographiés).

Cyril

 

CLUB ALPIN FRANCAIS ROANNE ET SA REGION
1 AVENUE DE BEAUSÉJOUR
42300  ROANNE
Contactez-nous
Tél. 04 77 71 04 30
Permanences :
jeudi 20:00-22:00
Agenda