Carnet de route

Pâques, version spélé-balnéothérapie ...

Le 25/04/2017 par Audrey MAINGUE

Déjà trois semaines de passées depuis notre dernière sortie et tout  le monde est hyper motivé par ce week-end prolongé qui s’annonce. En prévision, et sur les conseils éclairés de Galou, nous avons choisi une destination « lointaine » : le Lot !

La recherche de gîte fut laborieuse mais finalement les mobile homes de Rocamadour ont encore une fois sauvé la situation !

Vendredi, départ en éclaireurs de Lyse et Némo : objectif intendance pour tout le séjour et récupération des clés avant 19h30 : encore merci !

Pendant ce temps, le reste de la troupe organise un covoiturage assez inédit : les grenobloises et les roannais se retrouvent à Balbigny et prennent la route, pas très tôt et bien chargés (heureusement le coffre du Kangoo est grand).

L'arrivée au camping se fait  sans encombre à la lumière de la frontale de Michel, à une heure avancée de la nuit (comme d’hab !), enfin, après une toute petite « verveine » traditionnelle, un bon repos en prévision de notre sortie d’aujourd’hui, samedi.

 Levé 7h30 (vous ne le direz pas à Gour, hein ?) ; petit déj copieux avec son chariot de confitures maisons et direction Noailles en Corrèze pour aller parcourir un bout du réseau de la Couze : Les Jonquilles.

Bon, pour trouver une topo de la cavité, pas simple ... Nous voilà partis avec une petite description, les coordonnées GPS, un plan de la caverne trouvé sur internet et quelques souvenirs de Galou qui était déjà venue en 2012 ! Bref pas gagné mais on est confiants ! Et puis on pourra toujours demander à la « faune locale » qui -à priori- utilise le même parking que les spéléos !

Finalement, le GPS et les souvenirs suffisent à trouver assez facilement (heureusement car un arrêté municipal a fait disparaître le parking sauvage !!) et quand j’ai demandé au papi du coin s'il savait où était Les Jonquilles, réponse : "les jonquilles ? Mais c’est plus la saison" !

 On se change, on discute avec deux autres spéléos qui vont descendre avant nous et nous voilà partis.

On enchaîne les puits P7 et P34, (entrée artificielle de la cavité) pour éviter 200m de ramping (oui, oui, on n’est pas joueurs !) pour rejoindre le réseau. Euh, il m’a dit quoi déjà le spéléo du parking à droite ou à gauche en bas du puits ? Dos ou face à la paroi ? Fab dit face. Bon, allez, va pour la gauche ! On progresse dans une galerie où alternent concrétions et petites bassines d’eau, c’est joli et sympa. Tiens, une salle avec un bloc incliné comme noté sur la topo, on doit être au bon endroit, donc, on continue, il faut qu’on trouve la rivière maintenant. Oups un ramping ! Ce n’était pas prévu ... on arrive dans les parties « resserrées » de l’entrée naturelle ! On s’est trompés de côté en bas des puits !! Bon, ben, demi-tour mais pas de regrets car cette galerie était jolie. Retour à la base des puits et direction la salle de la Dalle en Pente (la vraie !) Il y a des gours à traverser, ils sont pleins d’eau. « ça à l’air profond ! », « On avait dit qu’on ne se mouillerait que demain ! »… Sur ces tergiversations, je ressors ma carte « el Dictator » ; ce n’est pas une grosse bassine d’eau qui va m’arrêter ! (j’ai quand même pris soin de vider toutes mes poches en vrac dans les mains de Galou qui fourre le tout dans sa combi (appareil photo, topos, accus, piles…).

 Allez, je me lance ...Y a pas botte ! En fait j’ai de l’eau jusqu’au ventre mais le mouvement est lancé et les quelques bassines seront finalement franchies (en « oppo » ou dans l’eau suivant la technique choisie).

On rejoint finalement la rivière ; il est 16h30 et une bonne partie de la troupe n’a pas envie de se mouiller, alors tant pis on en restera là pour aujourd'hui mais on reviendra car ça donne envie d’aller voir la suite !

On ressort plus ou moins facilement de la cavité :

-Lysiane : quatre cordes dans un P7 étroit, trois équipes différentes, ça fait beaucoup à démêler !

- Audrey : « p..... j’ai la corde du kit de coincée dans le pantin ! « je force un peu et paf ... la corde du kit casse, lequel dégringole en bas du P7 presque sur la tête de Galou. « Euh, Galou (gentille petite sœur !) tu me remontes mon kit en plus du tien ? ».

- Galou : « m…. déjà que j’ai deux kits, faut en plus qu’ils s’accrochent dans un becquet !! »

- Michel  : rebelote, kit coincé deux fois dans le même becquet + une fois dans le « pantin » … et que des grandes jambes dans un puits étroit c’est pas évident !

Bref, Michel est  « presque » dehors, le haut du puits à ras les coudes, mais là ... panne sèche, plus d’énergie ; heureusement un léger sauvetage est mis en place … bon d’accord après avoir beaucoup rigolé ! Vidéo consultable sur demande.

Les derniers sortent sans encombre et on se dirige vers le parking pour se changer.

« Galou, tu peux me redonner mon accu, mes piles et la topo ? » « ben, je n’ai pas, j’ai fouillé partout, poche de combi, kit… ». Tout resté en bas ? Fait c… je n’ai pas envie de redescendre, je verrai demain ou sinon tant pis je rachèterai un accu !

Quelques instants plus tard, Galou se change ; remake de la  botte mangeuse d’objets (nous avions déjà connu ça) : mon accu a glissé tout le long d'une jambe de sa combi  pour se loger bien au chaud dans sa botte ! Tiens, de l'autre jambière, ressort la topo ...

Et tes piles Audrey me demande Lysiane ? ... restées au gîte !

Retour au camping pour une bière bien méritée ! En plus, le proprio nous met à dispo son hangar pour faire sécher nos « combines », trop confort !

 

Dimanche matin, levé 7h30, petit déjeuner avalé, on reprend la direction de Noailles pour explorer une autre partie du réseau de la Couze : le Gouffre du Briant, entrée par la perte fossile de la rivière.

On se change rapidement et entamons la descente du P10, précédant de justesse le CAF du Mans (ils sont quand même 17 !!).

On arrive au fameux Grand Lac (avec son niveau d’eau et de boue variable selon la topo).

La gadoue est bien présente et c’est de la bonne : glissante et collante à souhait ! Isa tombe dans le piège mais après avoir appelé à l’aide, on finira par lui tendre une main secourable (bon là aussi, après avoir bien rigolé). On arrive tous finalement dans le lac avec son sol très moelleux ; Lysiane a de l’eau jusqu’au cou tandis que Némo n’en a que jusqu’à la poitrine … chacun ses valeurs de niveau !

Une descente de ressaut plus loin on prend pied dans la rivière, c’est vraiment classe ! On continue jusqu’à une corde à nœuds qui nous permet de remonter un ressaut (ça doit être le shunt du S1* !) ; je continue, suivie par le reste de la troupe. Houlàla, ça se resserre fortement ! je fais le ménage sur mon «  bodart » mais rien n’y fait  je ne passe pas ! Mais surprise, message en provenance de l’arrière garde : c’est pas par-là ! Le CAF du Mans nous remet sur le droit chemin ; ouf, car ce n’était vraiment pas large !

On se retrouve dans un mini ramping (couchés dans l’eau bien sûr !) qui aura raison de nos deux anciens déjà un peu fatigués.

Nous continuons un peu plus loin ; cette rivière est vraiment jolie : concrétions un peu partout en alternance avec ses parois noires très esthétiques.

La progression devient très facile : marche dans l'eau et quelques gours à enjamber ... Un régal !

En parlant de régal, on a tous un peu faim, normal il est 14h30 ; du coup, on décide d’arrêter là notre descente de rivière, on casse une petite croûte et on prend le chemin du retour. Pas de surprise, ni de désagrément lors  de cette remontée hormis deux magnifiques à plat à la fin du lac (bref dans la boue quoi !) pour Galou et Brynhild, histoire de se moquer un peu d’elles !

A la sotie, la Couze qui coule à proximité nous permet de laver notre matos ; grand luxe ! Retour au mobile home où Gour nous rejoint grâce à son beau destrier, pour l’apéro et le dîner. Pas bête le chef !

 Lundi matin, levé comme d’hab à 7h30, nettoyage des mobile homes et direction l’Igue du Cuzoul de Sénaillac. Grotte par excellence pour un jour de retour : P18 direct suivi d’une petite balade dans le "Vélodrome" et les deux petites salles adjacentes qui ont de jolis gours ; bref pas trop long car il nous faut encore trouver un coin pour laver les cordes (merci les moustiques ! … trois se dévouent pendant que les quatre autres filles papotent au soleil car "allergiques" Humm ...), il faut rentrer, et oui, c’est triste sniff, sniff ! Enfin c’est pas grave, c’est sûr on reviendra.

Audrey

* (siphon)

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