Carnet de route

week-end vertaco, mode "girl power" !

Le 17/06/2017 par Laura SARRAZIN

Au jeu du « chiffou-spéléo », et sans y avoir joué moi-même, j’ai été désignée pour le compte-rendu de cette sortie de Pentecôte.

Chef Gour n’a pas eu le droit de nous rejoindre pour l’occasion à cause de son entorse du genou, dont il se remet tranquillement. Brynhild, Fabien et Isabelle, fraîchement arrivés de Roanne, et moi de Paris, rejoignons nos « hôtes » Chaîne Mainguette. (déjà deux succursales à Grenoble !)

Le samedi est dédié à l’équipement en deux équipes au « scialet des Joufflus » et « scialet de la Fée anglaise ». Ces deux grottes sont distantes d’une cinquantaine de mètres permettant aisément aux équipes de changer de grotte dans la même journée.

Dans mon groupe, Brynhild et Audrey équipent la Fée anglaise » et nous sommes rejoints par des spéléos de Vienne. Le dépannage d’un casque nous vaudra deux bières de remerciement même si l’attente a dû leur paraître un peu longue et fraîche. Une jolie cavité qui se compose d’un lac suspendu et qui s’achève dans un autre lac aux profondeurs insondables. La cote – 59m est atteinte. Un rapide tour dans l’autre grotte, on déséquipe, puis nous voilà rassemblés autour d’une bonne « riso-paëlla », délicieuse invention culinaire d’Audrey  au poulet, au riz et aux poivrons.

Nous décidons de changer d’objectif pour le dimanche : « les Génieux » sont remis à un autre jour et nous partons pour faire une grande classique : « Gour fumant ». En route, nous rencontrons un Suisse Allemand à la recherche du « scialet du Pot du Loup ». Je retiens de cette rencontre que « Trofstein », ou littéralement, « pierre de goutte », est le nom, au combien charmant, d’une concrétion en allemand…

Arrivés sur une immense prairie d’herbe moelleuse et plus rebondissante que jamais sous nos bottes, nous découvrons un paysage creusé de multiples « dolines », les pierres et le temps semblent s’y écouler comme d’un sablier.

Et là, splendide, s’ouvre sous nos pieds, le Gour fumant ! « Heu, non Laura, ça c’est le Faux Gour, qui jonctionne aussi avec le réseau de Gour Fumant, mais toi, tu vas passer par le petit ressaut d’à côté ». Mouais, l’entrée de l’autre était un chouïa plus spectaculaire … et puis finalement c’est tant mieux car je vais équiper les deux premiers ressauts.

Mais pourquoi ce nom de « Gour fumant » ? Car ce réseau est très bien ventilé avec ses deux entrées et que le contraste entre les températures à l’extérieur et l’intérieur peut parfois laisser échapper une légère buée. C’est à ce moment-là, que l’on songe en frissonnant, aux chaleureuses grottes de Tautavel dans le Languedoc quittées cinq jours plus tôt.

Après mon équipement, Audrey prend la relève afin de rejoindre plus rapidement la rivière souterraine. Fabien descend les premiers puits puis remonte tranquillement. Isabelle va jusqu’au bout avec toutes les autres filles : sortie « girls power » à – 106m !

Le méandre est tout à fait charmant et les parois sont bien concrétionnées, ornées d'une calcite blanche et « accrocheuse », qui rappelle Gournier. L’eau qui alimente la rivière, goutte depuis une sorte de « douche » accrochée au plafond.

Un solide plat de pâtes et des côtes de porc aux champignons  (avec plein de crème=)  nous remettent tous d’aplomb pour la dernière cavité du lundi. Rejoints par Tom, grenoblois dont vous avez pu découvrir les premiers pas sous terre lors d’une précédente initiation, nous retournons une dernière fois sur le plateau d’Herbouilly.

Le « scialet du Pot du Loup » sera notre repaire, Brynhild, notre « cheffe de meute »et nous, attaquons par un très beau puits de 19m de haut, bien ouvert sur l’extérieur. Le coin est fort fréquenté par une faune de motards, randonneurs et vététistes mais aussi de chasseurs de trésors ! Une boîte au pied du puits nous annonce la « terrrrrible présence, d’une sorcière méphitique qui… » on en restera là pour le conte, pas la peine de se faire peur sous terre ! Une petite escalade de 3 m et quelques boyaux pas bien effrayants nous amènent à un très beau et très large puits … très frais aussi !

Seule trace du maigre festin de Maître Lupin, un pauvre mulot est retrouvé parmi les gours. Galou déséquipe tout à la remontée et c’est alors que nous nous retrouvons piégées au pied du puits de 19 m : plus de corde ! Il faut trouver la sortie de la tanière par un petit méandre confortable, je me perds plus ou moins. Le cliquetis des mousquetons est le meilleur moyen pour rejoindre la meute, je n’ai pas eu à hurler dans la forêt Haouuuuuuuu….. ! Tom s’en sort avec beaucoup de sérénité pour sa deuxième sortie. Retour vers des horizons parisiens.

Laura

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