Carnet de route

Tous au Larzac !

Sortie :  Spéléologie du 09/12/2017

Le 21/12/2017 par Audrey MAINGUE

Peu de personnes disponibles pour ce dernier week-end spéléo  de l’année, on organise donc un savant covoiturage histoire de ne pas débouler à deux voitures pour trois personnes à Saint Juliette sur Viaur. Je pars donc à 16h00 pétantes (ou presque !) de Grenoble pour rejoindre Brynhild et Fab à Balbigny pour 18h30-19h00. Pari tenu j’arrive à 18h45 au parc « covoit » même pas la dernière ; « les bouchons du Coteau » soit disant ! Fin de route tranquille jusqu’à Sainte Juliette sur Viaur. Chef, on se lève à quelle heure demain ? La sentence tombe : 6h30 « non négociable ! », y a de la route pour aller dans le Larzac ! Bon, ben on va vite aller se coucher alors !

6h30, ça pique mais la troupe se met en route (chacun à son rythme, pour moi ça sera cool, cool !!), départ à 7h40 on est presque dans le timing !

On s’arrête à Millau pour prendre un café avec F, spéléo local.

F : Vous allez faire quoi ?

Nous : Bise 1

F : Quelle drôle d’idée ! Vous savez c’est plus simple par Bise 2 !

Gour : Oui, mais Fab passe l’initiateur en février du coup ça sera entraînement à l’équipement pour lui et à priori il y a de quoi faire à Bise 1 !

F : Si c’est pour s’entraîner alors effectivement elle occupe ! et pour info, ça souffle pas mal, prenez des vêtements chauds !

Nous : ???

Bon on en reste là, et on se met en route direction l’Hospitalet du Larzac.

Le chemin est trouvé sans problème et encore une fois grâce au GPS (chargé !), on trouve très facilement les deux entrées de l’aven.

Allez c’est parti (en même temps il est déjà pas loin de 11h30) ! On suit donc Fab et son paddawan de luxe du jour : Gour !

On comprend assez vite pourquoi les découvreurs on appelé la grotte comme ça ! Il y a un zef de fou sous terre, chacun se recroqueville dans le moindre renfoncement pour se protéger du froid. Et si on se couche par terre on sent moins le courant d’air ? Oui mais du coup on est allongés sur le sol froid !! Chacun son choix : couché sur un kit, mode égyptien contre la paroi …

Fab  par contre ne se refroidit pas ; ils avaient raison les locaux, il y a de quoi équiper à Bise 1 et en plus ce n’est pas simple ! Alors pour un AN * prendre une sangle, batailler 10 min puis se résoudre à prendre une Dynema, faire un tour mort, clipper le mousqueton sur la corde du bas, enfin je crois, les explications n'étant pas claires sans l’image !

On arrive ainsi péniblement en bas du P23+R29 ** (on a quand même posé pour ça la 120m !) puis on commence à descendre le P45, mais il est tard, on mange donc un morceau vite fait sur une vire au milieu du P45 puis on remonte. Nous (les filles !) on se charge de déséquiper.

Lorsque nous ressortons, Fab nous attend au bord du trou : vous savez quoi ? On a failli être coincés là ! La clé de voiture (ou la voiture allez savoir) de Gour ne marchait plus, pas moyen d’ouvrir et encore moins de démarrer ! Heureusement après plusieurs tentatives le coffre réagit, puis les portières, puis le moteur (qui a tourné une heure en attendant qu’on sorte et se change, de peur qu’il ne redémarre pas !) Ouf on s’en sort bien car qui appeler quand on est en panne au milieu du Larzac ?

On rentre finalement chez Gour sans encombre et s’en suit une raclette royale : merci chef !

 

Dimanche matin, il pleut des cordes ! Gour décide de rester chez lui pour avancer ses travaux mais il nous emmène avant sur le parking pour aller à la grotte de Bouche-Roland à Solsac.

Avant de vaquer chacun à ses occupations, dernier briefing sur l’accès et la grotte: "Il faut prendre le chemin le long de la maison, toujours descendre et on arrive au porche d’entrée caractéristique car il est muré (car occupé par les hommes dans le passé). Prenez peut être une corde car une partie du chemin d’accès peut être glissante et un peu dangereuse. Pour la grotte pas d’erreur possible, il n'y a qu’un chemin, vous arrivez au siphon temporaire qui se shunte par une lucarne (bon il faudra peut-être se mouiller jusqu’aux cuisses) et ensuite vous arrivez au siphon terminal.

Attention certains gours sont profonds !"

 Bon, ça n'a pas l’air difficile ! A bientôt Chef !

On se change en ordre dispersé sous la pluie, chemin effectué sans encombre (euh, c’est où que c’était dangereux ?) et on arrive au superbe porche d’entrée. Jusque-là tout va bien et pour la suite on est confiants : un seul itinéraire, t'as pas de corde à poser !

On prend donc la galerie des Gours (il n'y a presque pas d’eau !) puis on contourne une grosse concrétion et on arrive à un siphon ; il reste une dizaine de centimètres au-dessus de l’eau !

On part en quête de la lucarne, enfin sur ce coup-là surtout Brynhild : escalade plus que glissante : nada !, bain jusqu’à la poitrine : nada !

Bref, le doute s’installe, peut-être qu’on est déjà au siphon final et que le temporaire était sec ? Bon on cherche mais rien n’y fait, du coup demi-tour ; retour dehors (il tombe toujours des cordes !) on se change vite fait en jetant toutes les affaires en vrac dans la voiture (on triera à Balbigny peut-être sous un ciel plus clément !). Puis coup de fil à Gour : on était bien au siphon temporaire mais la lucarne était derrière le passage bas, et là, il fallait se mouiller en entier !!

Retour pluvieux à Balbigny ; rassurez-vous on aura vidé le coffre encore sous la pluie, c’était le thème de la journée !

Bilan du week-end : 2 buts mais ce sera l’occasion de revenir (par Bise 2 cette fois, hein ?) et selon les sports, " but" c’est positif !

Spéléos présents : les filles : Brynhild et Audrey, les gars Fab et Gour : Mixité parfaite !

Audrey.

 

* AN : amarrage naturel

**P : puits - R : ressaut

 

 

 

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