Carnet de route

Week-end spéléo du 21-22 février - Le Vigan(gard)

Le 26/02/2015 par Galou

En janvier, nous étions allés mettre en pratique la formation technique dans les grottes du nord du Gard (aven Grégoire et les Oublis pour les premier jour - grotte St-Marcel et Vasistas pour le second jour). Pour le week end spéléo de février, nous retournons dans le Gard où il fait bon vivre à cette époque de l'année, plus au sud cette fois, au Vigan.
Sur les bons conseils de Michel Meilhac, le président du groupe de spéléo du Vigan, nous allons visiter la grotte des Calles, à Bez-et-Esparon. La pluie du matin n'arrête pas les pèlerins que nous sommes, Michel enfile sa cape de Batman, et c'est parti !
Comme toujours, le plus difficile pour nous est de trouver l'entrée de la grotte, mais c'était sans compter sur l'accueil admirable des spéléos locaux : alors que nous commencions à nous égayer sur les sentiers, Jean-Yves Boschi, le président du CDS 30 est venu à notre rencontre et nous a remis sur la bonne voie. Il suffisait de suivre les ânes finalement !
Après une marche d'approche un peu raide pour nous réchauffer, c'est Christian qui trouve l'entrée de la grotte, qui est repérée à l'extérieur par une concrétion. +1 point pour lui !
Nous commençons par un petit ramping confortable : pas trop bas, pas très large pour autant, mais tout droit, donc sans souci même pour les grandes jambes. Dans le boyau, ça décoiffe sévère, le courant d'air nous laisse deviner la teneur de la grotte qui se cache derrière !
Nous arrivons dans une première salle, aux volumes plutôt généreux, avec un plafond lisse superbe. Cahincaha dans les blocs au sol, nous arrivons à un petit puits de 13 mètres, le belvédère. La grotte est toute équipée par le club local qui s'y retrouve prochainement, c'est grand luxe pour nous ! En arrivant sur la corde, chacun a la même réaction : "ah ouais, quand même !!"
A partir de là, on comprend que la salle d'entrée que l'on trouvait grande au premier regard n'est en fait que le petit vestibule d'une grotte aux dimensions démesurées... Même Audrey et Fab avec leurs projecteurs sur la tête ont l'impression d'avoir troqué leurs lampes pour des vieilles 3 leds. On distingue les parois au loin, c'est haut sous plafond, c'est large, et chacun essaye de mesurer dans sa tête ce que donnerait un tel volume sur terre... "si, si, je suis sûr que Notre-Dame rentrerait là-dedans !" .... D'après mes recherches scientifiques post-spéléo, le volume intérieur de la seconde salle correspond au volume intérieur de la
cathédrale, plutôt correct donc ! La seconde salle est encore plus grande que la salle du Balcon avec l'énorme colonne posée au fond, bien nommée "le phare". Chacun fait le tour par un itinéraire de son choix pour découvrir les petits trésors cachés dans la salle, on se déplace en rasant les murs sur des planchers suspendus, on admire des sortes de fistuleuses qui partent à l'oblique sur les murs... avant de se glisser gentiment dans le puits Mikado, célèbre
à cause de son caractère instable. Il ne s'agit pas d'un puits lunatique, mais bien d'un passage entre un tas de blocs plus ou moins scellés à la mousse expansive, et qui te préviennent gentiment à coups de rubalises et de petits écriteaux "ne me touche pas !" (sinon je te pète la gueule comprenez).
Coup classique de la corde trop courte pour Audrey qui équipe, qu'à cela ne tienne, on utilisera celle déjà installée par les locaux. Ensuite, descente du P25 qui est un grand plan incliné, et c'en est fini des cordes, place à la crapahute maintenant ! Nous sommes seulement à un tiers du développement de la grotte, et mollets et genoux commencent déjà à se manifester ! Le périple dans la grande galerie Transcaussenarde (c'est par ici, il n'y a qu'à suivre la flèche !) nous fera passer entre des gros blocs, traverser la salle des gours, puis la salle de l'aragonite, pour finir en beauté là où sol et plafond se rejoignent avec un fin bouquet de fistuleuses élégantes qui doivent atteindre le mètre de longueur.
Le passage d'une salle à l'autre se fait en remontant des plans inclinés ensablés, glaiseux ou des chaos de blocs plus ou moins stables, mais à chaque salle on découvre de nouvelles surprises, c'est un plaisir ! Tout au long de la galerie, nos yeux sont éblouis par des rochers aux couleurs étonnantes, on regrette de ne pas avoir de géologue dans la poche pour nous expliquer les grands à-plats de violet au plafond ou les blocs sur lesquels ont croirait qu'un peintre a essuyé ses pinceaux !
Le retour se fait un peu plus rapidement que l'aller, rythmé par les adorables mots-doux et bougies laissés par Lyse et Michel qui ont pris un peu d'avance. Nous retrouvons sans trop y croire le soleil à la sortie, nous qui pensions retraverser le pierrier de nuit !
Enfin, heureusement qu'il faisait jour, cela nous a permis de récupérer nos anciens qui étaient partis gambader au-dessus des barres rocheuses... une petite descente de pierrier main dans la main et tout le groupe est reformé, nous pouvons reprendre le chemin retour, qui se finira à la frontale, comme il se doit !
Pour nous remettre de nos émotions, c'est Christian qui régale ce soir : pâté et saucisson maison à l'apéro,et ragoût d'agneau en plat de résistance : on en redemande, c'était excellent ! encore un point pour notre Christian national !
Pour la "petite grotte du dimanche", le choix se portera sur l'aven de Bois du Bac, avec lequel le CAF de Roanne a déjà une histoire... enfin, des histoires !
Nous retrouvons facilement l'entrée de la grotte grâce aux cairns fabriqués par Michel lors d'un épisode précédent. Jolie entrée, avec départ sur arbres suivi d'un grand plan incliné avant d'arriver dans le grand P45. Les volumes sont encore une fois plutôt généreux, la grotte est concrétionnée, on s'entend et on se voit presque du faîte au fond, c'est convivial et agréable !
Petite escalade et vire sur amarrage naturel avec les deux grosses colonnes qui font la renommée de la grotte, et on descend le P15... puits dont les mètres doivent être élastiques, car on y passe tout le stock de cordes qui nous reste ! Détail qui a son importance à retenir pour la prochaine fois.
Petit tour dans la jolie salle concrétionnée du bas, nous n'allons pas plus loin car il est temps de remonter au soleil. Sur le retour, nous croisons une équipe du club du Vigan qui nous avait démasqués grâce aux plaques d'immatriculations de nos carrosses. Les spéléos du coin sont vraiment très sympathiques et nous donnent de bons tuyaux, on reviendra les voir !
Participants : Audrey, Christian, Fabien, Galou, Lysiane, Michel.
texte et photos de « Galou »

Pour voir plus de photos allez à la photothèque Spéléo Le Vigan







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