Carnet de route
Week-end spéléo en Lozère...
Le 09/07/2026 par Pauline Bouvier
3 juillet 2026...Destination Le Causse Méjean en Lozère
Équipe du W.E. : Cyril, Aurélia, Jean-Phi et Pauline.
Après quelques faux départs et aléas routiers (camions en feu sur le bord de l'autoroute = bouchons) nous rejoignons Cyril au camping de Florac, qui sera notre QG pour le w.e.
Une fois la tente plantée et les frigos branchés, place à l'apéro et à la préparation des kits pour le programme du lendemain : Aven de Hures puis traversée de la rivière de Bramabiau.
Samedi matin direction Hures, où l'entrée de l'aven se trouve à quelques centaines de mètres du village. Facilement accessible, en bord de sentier, elle nous attend en compagnie de nombreux insectes volants qui nous accueillent chaleureusement. Parmi eux, des papillons ! Bonne nouvelle, ils n'ont pas totalement disparu de la circulation, il y en a encore au fin fond de la Lozère !
Côté spéléo, nous accédons rapidement au puits d'entrée suivi d'une courte vire avant de poursuivre la descente par une succession de puits et ressauts. Nous nous enfilons dans 70m de méandre sinueux et magnifiquement sculpté par l'eau. On avance de profil, torsion tantôt à gauche, tantôt à droite, pas le temps d'avoir froid ! Nous poursuivons la progression entre puits, ressauts et vire au milieu pour terminer par un beau P44. L'objectif du jour à - 210 m est atteint.
Au gré du voyage souterrain :
-
Quelques trous d'eau qu'on n'a pas toujours pu éviter, certains kits on prit des kilos en route et on a tous les pieds mouillés en arrivant en bas (sauf Cyril bien sûr, qui ne manquera pas de nous le rappeler au cours du w.e., ses chaussures sont sèches pour la sortie du lendemain !).
-
Quelques pendules aussi, plus ou moins contraignants à passer, surtout si on laisse son pantin sur la corde précédente à la remontée et qu'on se retrouve les pattes en l'air, écartelé au fractio... Histoire de pimentée la sortie...
Bilan : une belle cavité bien propre de haut en bas (les chaussures sont mouillées mais le matos brille encore à la sortie)
À l'équipement : Cyril
Au déséquipement : Jean-Phi, Aurélia et Pauline
Sortie vers 16h, on se change rapidement afin de rejoindre l'abîme de Bramabiau et sa rivière souterraine. Traversée rapide et rafraîchissante en mode randonnée canyon qui conclue une journée bien remplie.
Dimanche direction Castelbouc pour une randonnée souterraine à la recherche de traces de dinosaures...
Aucun de nous ne connaît la grotte, mais on sait qu'elle nous réserve autant d'étroitures que de grands espaces. Le début est un peu "paumatoire" mais on finit par trouver la bonne voie grâce au flair de JP et à la topo.
Après plusieurs étroitures, du ramping, de l'escalade et de la désescalade nous accédons à de grands espaces (Ici aussi nous n'avons pas eu le temps d'avoir froid). Nous scrutons le plafond à la recherche des traces de dinosaures mais niet. Nous poursuivons notre crapahutage entre éboulis, sable et glaise, en observant la courbure des voutes qui se succèdent. Certaines correspondent au descriptif mais toujours pas de pattes de dino. Nous atteignons la dernière salle sans résultat. Tandis que Cyril et Aurélia passe le toit au crible de leur éclairage, nous poursuivons la balade jusqu'au siphon avec JP.
Au retour, on n'y croit plus trop mais on ne veut pas repartir bredouille alors on scrute le plafond à chaque voute tombante. Et là bingo ! Elles sont là, les contre-empreintes se suivent dans la transversale du plafond... Notre objectif du jour est atteint !
Le retour en surface se fait sans encombre. Nous finissons le WE au bord du Tarn (et dedans), au pieds de maisons semi-troglodytes qui participent fortement au charme du paysage.
Merci à toute l'équipe pour ce w.e. bien rempli et très sympa.
Pauline.





