Carnet de route
Spéléo en Gard 17 et 18 janvier 2026
Le 21/01/2026 par Didier BELLOUET
« Nous voilà partis en direction de l’Ardèche, à deux pas du Gard, où nous ferons une excursion le dimanche. Brynhild remplace au pied levé Audrey, tristement absente, pour assurer l’encadrement du week-end.
La météo, annoncée apocalyptique, sera finalement clémente : nous devions être trempés, nous serons simplement mouillés. Estimons-nous heureux !
Le samedi, départ sous une légère pluie, donc, pour réaliser la traversée Grégoire-Grotte aux fées. Les équipeurs s’élancent plein d’entrain mais, à peine ont-ils disparus sous terre qu’ils ressortent tout dépités ! Le matériel fixe sur lequel nous comptions n’est pas en place. Nous pourrions équiper nous-mêmes, bien sûr, mais cela prendrait trop de temps. Il faut se rendre à l’évidence, un changement de programme s’impose.
Nous optons pour l’Aven des Oublis, situé à quelques centaines de mètres à peine. Certains connaissent déjà la cavité, mais peu importe : elle est superbe. Trois puits se succèdent et nous conduisent, à –60 m, dans une salle magnifiquement concrétionnée. Une belle sortie, malgré la météo maussade et le contre-temps du matin. Et pour conclure la journée en beauté, Cricri nous régale d’un savoureux, et copieux, bœuf bourguignon
Le dimanche, la pluie persiste. Direction l’Aven du Camelié, une grande classique du secteur. Une équipe part en avance pour équiper l’entrée du puits, histoire d’éviter l’attente sous la flotte. La cavité s’ouvre au milieu d’un champ de lavandes : pas de fleurs en cette saison, mais pourtant le parfum est là, apportant une touche de soleil à ce matin pluvieux. L’entrée, à demi dissimulée derrière un rideau de lierre, mène à un parcours avec peu de verticales, mais de la marche, du quatre-pattes et du ramping. Nous évitons soigneusement le réseau des « Montagnes russes », toujours gazé, et après un long laminoir, atteignons la dernière salle avant le réseau inférieur — domaine des amateurs d’étroitures, rampings sans fin et chatières « sélectives ». Dans cette salle, les spéléologues — tous artistes dans l'âme — ont façonné des dizaines de statuettes en argile. Surprise : à peine une douzaine de phallus se dressent au milieu des œuvres ! L'art phallique, si cher à la confrérie spéléo, connaîtrait-il la dégringolade ? Allons, ami(e)s spéléologues artistes, reprenons les choses en main et redressons la barre ! »
Didier.





